Ostéoporose
OSTEOPOROSE
L’ostéoporose résulte à la fois d’une diminution progressive de la masse osseuse et d’une altération de la qualité
de la structure de l’os. L’âge et la carence hormonale (ménopause) sont les deux déterminants essentiels impliqués dans
son origine. La perte osseuse est de l’ordre de 30 % chez l’homme entre 20 et 80 ans et de 50 % chez la femme.
Différence expliquée par l’accélération de la perte osseuse survenant dans les dix à quinze ans qui suivent la ménopause.
À 50 ans, 15 % des femmes souffrent d’ostéoporose, 40 % à 65 ans et plus de 70 % à 80 ans. Au total, l’ostéoporose
concerne 1 femme sur 3 et 1 homme sur 5 de plus de 50 ans.
Avec 3 millions de femmes touchées et près de 200 000 fractures par an au total (100 000 fractures vertébrales,
50 000 fractures du col du fémur et 40 000 fractures du poignet), non comptées les formes masculines, dont on découvre
peu à peu l’importance, l’ostéoporose représente un problème important de santé publique dans notre pays.
A SAVOIR
Le diagnostic d’ostéoporose est réalisé soit à l’occasion d’une fracture causée par un traumatisme minime
(typiquement, une chute de sa hauteur, ou moins), voire sans aucun traumatisme, soit à la suite de la mesure de
la densité minérale osseuse (que l’on désigne souvent par DMO) qui est un examen rapide et totalement indolore,
depuis peu remboursé sous certaines conditions.
De nombreux facteurs influençent le risque fracturaire : l’âge, les antécédents personnels de fracture (le fait
d’avoir fait une première fracture augmente considérablement le risque d’en faire rapidement une nouvelle à un autre
endroit du corps), un traitement prolongé par un dérivé de la cortisone – même ancien, un antécédent de fracture de
hanche chez un parent du 1er degré, un poids très inférieur à la normale (ce qui se traduit par un indice de masse
corporelle inférieur à 19 kg/m), un tabagisme, une ménopause précoce, des troubles de l’équilibre et une carence
d’apport en calcium et/ou en vitamine D (due notamment à un manque important d’exposition au soleil).
CE QU'IL FAUT FAIRE
- Il faut d’abord privilégier la constitution d’un capital osseux optimal durant l’enfance et l’adolescence, réalisant une vraie prévention primaire de la maladie ostéoporotique, en assurant une consommation suffisante de produits laitiers.
- Le choix du traitement (pour éviter une première fracture ou de nouvelles fractures) repose sur une évaluation strictement individuelle par le médecin prenant en compte l’âge, l’existence éventuelle d’autres pathologies, notamment digestives ou concernant la thyroïde, la valeur de la densité minérale osseuse, les antécédents personnels de fracture.
- Les traitements disponibles comprennent une supplémentation en calcium associée le plus souvent à une supplémentation en vitamine D, des produits capables de freiner la destruction osseuse (qui, selon le cas, sont administrés chaque jour, chaque semaine, chaque trimestre, voire depuis peu une fois par an sous forme d’une perfusion intraveineuse), de médicaments augmentant la synthèse d’un os neuf et, enfin, le traitement hormonal de la ménopause par les estrogènes.
- Une bonne observance est indispensable car ces traitements doivent être poursuivis durant plusieurs années.
- Il faut arrêter de fumer.
- L’activité physique est conseillée car il a été démontré qu’elle augmente à tout âge la DMO, et peut améliorer également l’équilibre et, ainsi, diminuer le risque de chute.