Hypertrophie bénigne de la Prostate
HYPERTROPHIE BENIGNE DE LA PROSTATE
La prostate est une glande située sous la vessie et entourant l'urètre,
canal qui conduit l'urine de la vessie vers l'extérieur. Celle-ci participe
à la reproduction et fait partie des organes génitaux masculins.
Chez le jeune adulte, la prostate a un volume similaire à celui d'une châtaigne,
mais elle grossit, très lentement, avec l'avancement en âge. En effet, si
l'hypertrophie de la prostate (que l'on appelle également adénome de
la prostate) commence aux alentours de 30 ans, les premiers symptômes n'apparaissent
en général qu'à partir de 50 ans. Après 70 ans, près de la
moitié des hommes est touchée.
A SAVOIR
Les principaux symptômes de l'hypertrophie bénigne de la prostate sont les suivants :
- des mictions fréquentes, impérieuses et souvent douloureuses;
- la nécessité de se réveiller plusieurs fois la nuit pour uriner;
- la sensation de ne pas vider complètement sa vessie;
- un retard et une difficulté (obligeant à faire un effort) à amorcer le jet urinaire qui demeure faible et qui apparaît saccadé;
- parfois une incapacité totale à uriner correspondant à la rétention urinaire aiguë, qui constitue une complication brutale, douloureuse et exigeant une intervention d'urgence;
- l'existence de "fuites urinaires", voire même la présence de sang dans les urines (hématurie). Certains de ces symptômes peuvent être causés par d'autres maladies comme le cancer de la prostate (mais celui-ci n'est jamais une complication de l'hypertrophie bénigne de la prostate), un cancer de la vessie, une prostatite (infection de la prostate) ou encore des calculs urinaires.
CE QU'IL FAUT FAIRE
- Le plus souvent, le médecin pratiquera un toucher rectal pour estimer le volume de la glande, apprécier son caractère homogène ou non et rechercher la présence d'éventuels nodules qui seraient très évocateurs d'un cancer, qui peut d'ailleurs parfaitement coexister avec un adénome de la prostate.
- Celui-ci peut demander des examens complémentaires, comme une échographie du petit bassin et une autre de la prostate, un examen des urines et de la miction (mesure du débit urinaire), un bilan rénal (un reflux des urines pouvant altérer les reins) et la mesure du taux de PSA dans le sang qui peut guider vers le dépistage précoce d'un foyer cancéreux.
- Selon l'intensité des symptômes, le médecin peut proposer une simple surveillance, la prescription de médicaments si la gêne est modérée ou, enfin, envisager un traitement chirurgical si les symptômes sont très marqués