Epilepsie
EPILEPSIE
Avec environ 500000 malades, l’épilepsie est la deuxièmeaffection neurologique après la migraine. Dans près de 80% des cas, les premières crises surviennent avant l’âge de20ans. Elle peut aussi survenir plus tardivement, elle est alors liée à un traumatisme crânien,une tumeur cérébrale, un accident vasculaire cérébral ou encore à une maladie d’Alzheimer,mais aussi à la prise d’une quantité importante d’alcool (ou lors du sevrage), de diversesdrogues (cocaïne, amphétamines) ou substances toxiques (plomb, monoxyde de carbone),voire au surdosage de certains médicaments.La crise épileptique correspond à une altération provisoire, survenant brusquement, du fonctionnement du cerveau, localisée ou généralisée. Les manifestations sont différentes dans les deux cas. Un point essentiel : c’est la répétition des crises qui fait l’épilepsie. Une crise unique,éventuellement accidentelle (traumatisme cérébral, convulsions hyperthermiques du jeuneenfant) ne correspond pas à une épilepsie.
A SAVOIR
Les épilepsies peuvent schématiquement être classées en deux groupes :
- Epilepsies partielles. La nature de ces crises, qui s’accompagnent ou non d’altération de la conscience, dépend de la localisation du foyer épileptogène au sein du cerveau. Selon le cas, il peut s’agird’hallucinations sensorielles (auditives, visuelles, gustatives...), de mouvements anormaux ou,à l’inverse, d’une paralysie de certains muscles, de troubles de la sensibilité(engourdissement ...), de
troubles neurovégétatifs (hypotension, vomissements, diarrhées,hypersalivation...), voire de troubles psychiques (trouble du langage, angoisse, sensation de distorsion des objets...).
- Epilepsies généralisées. Ce que l’on appelle le «grand mal» correspond à une perte brutale de connaissance, suivie d’une contraction de l’ensemble des muscles des membres, du tronc et du visage, puis de convulsions. On classe aussi dans cette catégorie le «petit mal» ou «absence»,correspondant à une perte de contact avec regard vitreux, ainsi que des crises de secoussesmusculaires sans perte de conscience, dénommées «myoclonies»
CE QU'IL FAUT FAIRE
- Devant un signe évocateur, il faut consulter un médecin.
- Si l’on est témoin d’une crise de «grand mal», il faut protéger le malade tant qu’ilprésente des troubles de conscience et ensuite l’inciter à consulter un médecin.
- Le traitement doit être bien suivi ; il sera débuté et arrêté progressivement.
- Certains sports sont fortement déconseillés à une personne souffrant d’épilepsie, commel’alpinisme ou la plongée sous-marine.
- Pour en savoir plus: Fondation française pour la recherche sur l’épilepsie:www.fondation-epilepsie.fr (tél.:01.47.83.65.36). Ligue française contre l’épilepsie:www.lfce-epilepsie.org (04.93.81.93.77)