La Bronchiolite aiguë
LA BRONCHIOLITE AIGUE
La bronchiolite aiguë est une infection
virale épidémique et saisonnière, survenant
chez des enfants de moins de 2 ans. Elle correspond à une
inflammation aiguë des bronchioles, les plus petits conduits
respiratoires des poumons, entraînant une obstruction
de celles-ci.
La bronchiolite causée par le virus respiratoire
syncytia (VRS) est l’infection respiratoire la plus fréquente
des voies respiratoires basses du nourrisson. Le pic de sa
fréquence se situe entre 2 et 7 mois. Elle est extrêmement
contagieuse. Il s’agit d’un important problème
de santé publique.
En France, près de 400000 nourrissons sont touchés
chaque année, ce qui représente environ 30% de
cette classe d’âge.
La bronchiolite aiguë du
nourrisson expose à deux risques: le risque aigu de
développer une forme sévère de la maladie
et le risque à plus long terme de développer
une «hyperréactivité bronchique
postvirale».
Sont particulièrement à risque
de bronchiolite sévère: les prématurés,
les enfants de moins de 1 mois, ceux qui présentent
une maladie congénitale cardiaque ou pulmonaire, une
mucoviscidose ou un déficit immunitaire, les enfants
régulièrement exposés à la
fumée de tabac et ceux dont la mère est asthmatique,
souffre souvent de bronchites ou a fumé durant sa grossesse.
A SAVOIR
- L’incubation dure de 3 à 5jours.
- Les premiers symptômes cliniques sont représentés par :
– un nez qui coule, accompagné d’une
toux plutôt sèche;
– une obstruction nasale: plus l’enfant
est jeune et plus elle peut être marquée;
– une difficulté à s’alimenter;
– une fièvre modérée.
- Puis la toux augmente, devient productive, et apparaît une gêne à la respiration.
- Cette maladie est bénigne dans 9 cas sur 10.
- La plupart des cas peuvent être traités à domicile.
- En général, l’enfant guérit en 8 à 10jours, mais peut continuer à tousser durant de 2 à 3 semaines.
CE QU'IL FAUT FAIRE
- Une grande difficulté à respirer (rare) impose une hospitalisation.
- Dans la plupart des cas, un traitement simple est suffisant, comprenant un mouchage et un lavage soigneux du nez, ainsi que l’administration d’un antipyrétique contre la fièvre.
- Ne pas administrer d’antitussif.
- Donner souvent à boire et fractionner les repas.
- Un traitement par kinésithérapie peut être prescrit par le médecin pouraméliorer la respiration.
- Une hospitalisation s’impose si l’enfant éprouve des difficultés à respireret/ou refuse de manger.
- Toujours se laver les mains au savon après s’être occupé de l’enfant, pour inactiver les virus et empêcher d’autres contaminations.