LA
VARICELLE
La Varicelle est une maladie infectieuse bénigne d'origine virale. Elle
peut
entraîner
des complications chez certains jeunes enfants et chez les adultes. Un vaccin
est commercialisé, afin de pouvoir prévenir cette pathologie, notamment
pour les
adultes en contact avec les enfants en bas âges ou les personnes âgées.
1 Définition
2 Les chiffres
3 Varicelle et Zona
4 Les
signes
5 Les
complications
6 Traitement
et conduite à tenir
7 Le Vaccin
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Définition |
La varicelle est une maladie infectieuse très contagieuse. On dénombre
environ 600 000 cas chaque année. Plus de 90 % de
ces cas concernent les enfants de 1 à 14 ans.
Le mot varicelle vient du bas latin varicella, qui signifie "petite variole".
La maladie est due à un virus, de la famille des Herpes virus. Elle
se transmet par la salive ou par la peau.
Habituellement
bénigne, la varicelle peut néanmoins entraîner
certaines complications, notamment
lorsqu'elle survient à l'âge
adulte ou chez des enfants de moins d'un an. La contagion extrême
de la
maladie explique sa diffusion pendant l'enfance : plus de 90
% des jeunes adultes sont immunisés .
Les
personnes qui n'ont pas contracté la maladie dans leur enfance
peuvent l'attraper à l'adolescence,
voire à l'âge
adulte, en encourant plus de risques de complications.
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Les chiffres |
On décompte prés de 7000 000 cas
en France par an. 90% des cas de varicelle apparaissent
avant l'âge de 10 ans et 70 % avant l'âge de 5 ans. Les enfants de
la tranche d'âge 1-4 ans sont les plus touchés. Enfin, les adultes
(15 ans et plus) représentent 6
% des cas de varicelle.
Il existe des complications dans 4 % des cas (surinfections cutanées,
pneumopathies varicelleuses et atteintes neurologiques).
On
estime à 3 000 le nombre d'hospitalisations annuelles dues à la
varicelle en France. Contrairement à une idée reçue,
les varicelles sévères ne concernent pas principalement
les personnes dont les défenses immunitaires sont abaissées
: 92 % des hospitalisations touchent des malades n'ayant pas d'immuno-dépression
connue. 25 % de ces hospitalisations surviennent par ailleurs chez
des personnes de plus de 15 ans.
Enfin, dans l'Hexagone, la varicelle est responsable de 20 décès
par an. Ces décès concernent majoritairement les sujets
de plus de 15 ans.
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Varicelle et Zona |
La varicelle et le zona sont tous deux provoqués par un seul et même
virus appartenant à la famille des Herpes virus : l'Herpesvirus varicellae
ou VZV (Virus Varicelle Zona).
Le réservoir de la varicelle est exclusivement humain. On contracte la
maladie par voie respiratoire ou par contact avec les lésions cutanées
(vésicules).
Une fois la varicelle guérie, le virus reste à l'état quiescent
dans les ganglions nerveux sensitifs. Au fil du temps, l'immunité acquise
contre la varicelle diminue. Le VZV peut alors se réveiller à la
faveur d'une maladie infectieuse ou d'une baisse des défenses immunitaires
(stress, traumatisme...). Et un zona apparaît : il s'agit d'une éruption
de vésicules disposées en grappes sur un territoire bien précis
du corps.
Cette maladie contagieuse entraîne parfois des douleurs névralgiques
intenses.
Quoiqu'il en soit, la varicelle survient rarement plus d'une fois chez une même
personne !
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Les signes |
La période d'incubation est de deux à trois semaines.
Les premiers signes de la maladie sont une fièvre qui grimpe
jusqu'à 38 ° C et des rougeurs surélevées de la peau
appelées papules. Le malade peut aussi être sujet à des maux
de tête et à des maux de gorge. C'est la phase éruptive.
Si ces papules apparaissent plutôt en premier sur le torse, d'autres régions
du corps - plante des pieds, paumes de la main, ou cuir chevelu - peuvent aussi être
concernées.

Chaque poussée de boutons peut s'accompagner d'une fièvre, le plus
souvent inférieure à 38,5° C. Les lésions s'étendent
ensuite à l'ensemble du corps. Secondairement,
les papules se transforment
en des vésicules
remplies d'un liquide clair, un véritable réservoir à virus.
La contagiosité de la maladie débute en fait 24 à 36
heures avant l'apparition de ces vésicules et prend fin lorsqu'elles
se dessèchent, soit environ huit jours après.
Les
vésicules se recouvrent alors de croûtes brunâtres
qui tombent une semaine plus tard. La varicelle peut laisser des cicatrices
inesthétiques, principalement en cas de grattages répétés
et de surinfection.
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Les complications |
Le nombre annuel d'hospitalisations dues à la varicelle est en France
de l'ordre de 3300 (BEH N°28-29/2004 du 29 juin 2004).
Différents signes cliniques, comme une fièvre anormalement élevée
et apparaissant en dehors des périodes de poussées, des lésions
inflammatoires et douloureuses, doivent faire songer à une mauvaise varicelle.
Ces complications sont favorisées par la prise de certains médicaments,
dont les anti-inflammatoires non stéroïdiens et l'aspirine.
Les
complications chez l'enfant sont essentiellement des surinfections
cutanées, favorisées par les grattages répétés.
Certains enfants peuvent aussi souffrir d'atteintes pulmonaires ou de
troubles neurologiques passagers. La prise
d'aspirine semble favoriser la survenue d'un syndrome de Reye (oedème
du cerveau, hémorragies, hyperglycémie...).
Les complications chez l'adulte sont plutôt d'ordre respiratoire (maladie
respiratoire aiguë, pneumopathie varicelleuse).
Par ailleurs, toute personne souffrant d'immuno-dépression est exposée à des
formes graves avec varicelle disséminée. Elle peut aussi présenter
des graves lésions cutanées, des troubles pulmonaires, hépatiques
et du système nerveux.
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Le traitement |
Le traitement de la varicelle comporte des applications locales antiseptiques
pour désinfecter les lésions et éviter les surinfections
bactériennes (à staphylocoques et streptocoques). Le médecin
prescrira la prise par voie orale d'antipyrétiques (genre paracétamol)
pour lutter contre la fièvre.
Si l'enfant a tendance à se gratter, des médicaments antihistaminiques
calmeront les démangeaisons.
En cas de surinfection, des antibiotiques pourront être prescrits.
Afin que l'enfant se gratte le moins possible, il est conseillé de couper
ses ongles très courts et de bien les nettoyer. Lorsque le jeune enfant
porte des couches, il importe de les changer très souvent.
Enfin, les talcs sont à bannir car ils favorisent la macération
et donc, la surinfection.
Garder
l'enfant malade à la maison
L'enfant étant contagieux avant la survenue des premières
papules, d'autres enfants ont pu néanmoins attraper la maladie à son
contact.
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Varicelle et Vaccin |
Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique a émis en 2004 certaines
recommandations concernant la vaccination contre la varicelle (BEH N° 28-29/2004
du 29 juin 2004).
Il n'a pas souhaité une vaccination systématique des enfants à partir
de l'âge de 12 mois dans la mesure où une couverture vaccinale insuffisante
(c'est le cas pour la vaccination exigée contre la rougeole, la rubéole
et les oreillons à l'heure actuelle en France) aurait pour effet de déplacer
la varicelle vers l'adolescence et l'âge adulte et entraîner des
formes plus sévères de la maladie ainsi qu'une recrudescence des
zonas chez les sujets âgés, même si ces hypothèses
ne sont pas validées pour l'instant.
En France, la vaccination contre la varicelle
est recommandée
pour les personnes
sans antécédents de varicelle (ou dont l'histoire est douteuse)
et dont la sérologie est négative, lors des situations
suivantes :
- Professionnels
en contact avec la petite enfance (crèches et
collectivités d'enfants notamment),
- Professions
de santé en
formation, à l'embauche ou en poste en priorité dans
les services accueillant des sujets à risque de varicelle
grave (immunodéprimés,
services de gynéco-obstétrique, néo-natalogie,
maladies infectieuses).
- Personnes
en contact étroit avec des personnes immuno-déprimées
(les sujets vaccinés doivent êtres informés de la nécessité,
en cas de rash généralisé, d'éviter les contacts
avec les personnes immunodéprimées pendant 10 jours)
- Adultes
de plus de 18 ans exposés à la varicelle (dans les 3
jours suivant l'exposition à un patient avec éruption).
- Toute
vaccination contre la varicelle chez une jeune femme en âge de procréer
doit être précédée d'un test négatif de grossesse.
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